Pour ceux qui portent les écoles d’oraison dans leur prière…

Chers amis 


Nous vous donnons quelques nouvelles des écoles d’oraison, pour continuer à nourrir notre prière d’intercession. Nous rendons grâce à Dieu pour tous les parcours qui ont eu lieu en France, en Afrique, au Canada et même en Chine.

  • En février et mars 2022 des retraites ont eu lieu au Canada (12-13 février, grâce à des enseignements vidéos depuis la France), Roquefort les Pins (25-27 mars) et Massabielle Saint-Prix (30-31 mars)
  • Les parcours découverte de carême et temps Pascal ont eu lieu sur RennesNort sur Erdre, Versailles Saint LouisLe VésinetNiceCastresBordeauxCognacAnnecyLes LandesNiortLa GuadeloupeShanghai.
  • En avril 2022 a eu lieu une retraite au Togo, et en juin au Cameroun, grâce à des enseignements vidéos depuis la France et aussi des enseignements sur place.
  • Les parcours d’accompagnement sur un an sont en route depuis septembre 2021 sur ThononVersaillesLe ChesnayLa RéunionParay le MonialToulonLyon et se terminent.
  • Suite au parcours découverte sur Versailles, 5 fraternités d’oraison sont nées, missionnées par la paroisse pour s’encourager en église à aller à la rencontre du Seigneur dans l’oraison.

Avec vous nous continuons de demander par Ste Marie et St Joseph l’effusion de l’Esprit-Saint sur ces écoles d’oraison, et particulièrement leur déploiement dans tous les diocèses où les évêques voudront initier les fidèles à la rencontre du Seigneur dans l’oraison. 

Que vienne le règne du Sacré-Cœur de Jésus

Equipe de pilotage des écoles d’oraison END

L’oraison en images selon le Père Caffarel

Prendre un bon départ 

Une image me vient, du temps que j’étais jeune : coureurs, nous étions là sur la ligne, penchés en avant, tous les muscles bandés, prêts à la détente. C’est vrai de l’oraison comme de la course : il importe de prendre un bon départ. Faute de quoi, au bout de cinq minutes on se retrouve tout étonné d’être sur un prie-Dieu : tandis que le corps est venu à la prière, la pensée est restée aux affaires. (Lettre N°9*)


La légende du chevrotin

Le chevrotin porte-musc des montagnes, hanté par un souffle de parfum musqué, s’élance à la poursuite du musc. Le pauvre animal renonce à la nourriture, à la boisson, au sommeil. Il ne sait pas d’où vient l’appel du musc, mais il est contraint de le poursuivre à travers ravins, forêts et collines jusqu’à ce qu’enfin, affamé, harassé, épuisé et marchant au hasard, il glisse de la cime de quelque roche et tombe mortellement brisé, corps et âme. Son dernier acte avant de mourir est d’avoir pitié de lui-même et de se lécher la poitrine…Et voici que sa poche à musc s’est déchirée en tombant sur le rocher et répand son parfum. Il halète profondément, essaie de respirer le parfum, mais il est trop tard. Oh ! mon fils bien-aimé, ne cherche pas au dehors le parfum de Dieu, pour périr dans la jungle de la vie, mais cherche ton âme, et vois, Il sera là. (Lettre N° 84*) 


La fable du violon et du violoniste

L’audition s’achève. Les applaudissements éclatent tandis que le rideau tombe. Ils redoublent d’enthousiasme, le violon vient sur le devant de la scène, fait une révérence et, désignant le violoniste timide qui se tient à l’écart, s’adresse au public : « Je souhaite que vos félicitations aillent également à monsieur ; je dois à la vérité de reconnaître que, privé de son concours, je n’aurais pas aussi bien réussi. »

Que de chrétiens me font penser à ce violon ! Pour eux la sainteté, cette sainteté à laquelle ils tendent avec bonne volonté, c’est l’affaire de l’homme avec le concours de Dieu … La sanctification n’est pas l’affaire de l’homme avec le concours de Dieu, mais l’œuvre de Dieu avec le concours de l’homme. Et c’est bien différent. (Lettre N° 12*)


Le drap déployé au soleil

Je voudrais vous gagner à l’idée de réserver chaque jour, toutes occupations cessantes, une demi-heure au moins pour Dieu seul. Ce pourrait bien être pour vous la grande expérience de votre vie. Vous savez, cela change l’existence d’un homme de se rendre chaque jour au rendez-vous de Dieu.
Et si, pendant une demi-heure, vous essayiez de vous entretenir avec lui, ou même tout simplement de vous exposer à son regard comme un drap déployé au soleil ? Je vous assure qu’il se passerait quelque chose. Oh ! rien de spectaculaire. Mais après quelques jours ou quelques semaines, vous remarqueriez du changement en vous : déjà moins d’inquiétude, plus de calme, de meilleurs rapports avec les autres. Très probablement aussi, en profondeur, une certaine joie de vivre. Et, surtout Dieu moins incertain
. (L’oraison, jalons sur la route, Parole et Silence, 2006, page 5)


 Pitié pour la carpe

Mon oncle Joseph, un passionné de pêche, m’emmena un jour avec lui jusqu’à l’étang.

La chance lui sourit : il attrape une carpe. Il vient la mettre dans le petit panier d’osier à côté de moi. A peine est-il reparti pour de nouveaux exploits que j’ouvre le panier et regarde la pauvre carpe s’agitant avec frénésie. Elle fait peine à voir. Je la prends dans mes mains et vais gentiment la déposer dans l’eau …

Pourquoi te raconter ce vieux souvenir ? Parce que tu m’as demandé de t’apprendre à prier. Tel est mon premier enseignement : prier, c’est se jeter à l’eau, dans cet océan sans rivage qu’est notre grand Dieu. Un jour viendra, et peut-être bientôt, où tu te sentiras comme un poisson dans l’eau à l’heure de la prière. L’homme est fait pour vivre en Dieu comme le poisson dans l’eau. Celui qui ne prie pas est comme la carpe dans le panier : il n’en finit pas de s’agiter dans un monde qui n’est qu’un panier plus grand. (Je voudrais savoir prier, Parole et silence, Juillet 2015, p.38 n°11)


Le jardin aride

 Le soleil est torride. Et le potager a triste mine : tout est grillé…Il faudrait une bonne pluie… Ne serait-ce pas aussi ce qui manque à votre âme ? La pluie, cette pluie qu’est la Parole de Dieu :  « Comme la pluie et la neige descendent des cieux et n’y remontent pas sans avoir arrosé la terre, l’avoir fécondée et fait germer pour qu’elle donne la semence au semeur et le pain comestible, de même la Parole qui sort de ma bouche ne me revient pas sans résultat, sans avoir fait ce que je voulais et réussi sa mission » (Isaïe 55, 10-11)

Nourri de la Parole de Dieu, tout en vous comme le jardin après la pluie, se remettra à verdir et à croitre. La vie, la vie de Dieu, la vie théologale à nouveau jaillira… (Lettre N°36*)

*Présence à Dieu – Cent Lettres sur la prière, Editions du Feu Nouveau
Sélection  des textes par l’Equipe de pilotage des Ecoles d’Oraison END
Illustrations : Jeanne Gavignet  (Dijon 35)  

L’oraison, plus qu’un point concret d’effort, un chemin de vie

Beaucoup d’équipiers ressentent aujourd’hui la soif d’une relation personnelle, profonde, intense, vivante avec le Seigneur, et aspirent à vivre l’oraison. L’article précédent sur les écoles d’oraison END montre que cette soif de Dieu touche tous nos secteurs de France et d’ailleurs, mais comment y répondre ?

C’est pour tous, nous disent les saints :

  • « Plus de gens qu’on ne le croit seraient capables de faire oraison mais personne ne leur a appris. Or, sans cette intériorité, les baptisés s’essoufflent, leur action devient cymbale sonore, et même leur pratique religieuse, quand elle existe, se dessèche » saint JeanPaul II
  • « Veuillez considérer que le Seigneur appelle tout le monde à l’oraison. Si son banquet n’était pas pour tous, Il ne nous appellerait pas tous. Mais, je le répète, Il ne met pas de restriction. Oui, Il nous appelle tous. » Sainte Thérèse d’Avila.

C’est à la portée de tous nous dit le Père Caffarel :

  • « L’oraison comme toute relation d’amour de personne à personne, est une réalité à la fois simple et complexe, à la portée de tous ».

Et Dieu nous y appelle :

  • Depuis notre baptême, Dieu habite nos cœurs ; nous sommes « enfants de Dieu » et « quel est l’enfant qui n’aurait pas une relation avec son père très aimé ? » Père Marie Eugène de l’Enfant Jésus

Quel chemin emprunter pour « y arriver » ?

  • « La prière, c’est un don gratuit mais en même temps, une science, un art qui s’apprend »Père Caffarel.
  • Le Père Caffarel a développé durant toute sa vie, et spécialement ses dernières années, un chemin, une pédagogie particulièrement simple pour découvrir l’oraison avec quelques balises sur la route, les « règles du jeu ». Sur ce chemin, comme en pèlerinage, la grâce de Dieu reste première.

Voici quelques fenêtres sur ce chemin que vous pourriez vivre en participant à une école d’oraison ou une retraite « Vivre l’oraison » :

  • L’oraison, c’est un échange profond avec le Seigneur lui-même, c’est ce moment privilégié d’intimité avec Dieu. Il est là, présent, vivant à l’intime de mon cœur et je viens me laisser aimer par Lui et l’aimer en retour.
  • L’oraison, c’est un don de Dieu, mais l’amour ne s’impose pas. Le Seigneur ne fait rien sans mon consentement. Alors, à l’heure de l’oraison, je m’ouvre à son action, en m’offrant à Lui comme un drap déployé au soleil de son amour. J’ouvre les volets de mon cœur par la foi et c’est le torrent de son  amour qui pénètre en mon cœur. Il me guérit, me transforme et me donne sa Vie en plénitude. Même si je ne ressens rien, j’ai confiance et je crois en Sa présence aimante et agissante au plus profond de moi.
  • L’oraison, c’est une rencontre avec le Christ ; le Christ n’a de cesse de m’attirer à Lui. A l’heure de l’oraison, je vais empoigner mon évangile  pour « écouter » le Christ qui veut me parler « comme un ami parle à son ami ». J’écoute, non plus pour apprendre quelque chose sur Jésus mais pour Le rencontrer, Lui. Le Christ mystérieusement m’initie à ses pensées, ses sentiments, ses volontés. Il me révèle un Dieu qui m’aime infiniment aujourd’hui tel que je suis.
  • L’oraison, c’est un rendez-vous et une réponse d’amour ; vient alors peut-être ma réponse. Cri, louange, demande de pardon, adoration, intercession, dialogue affectueux, simple présence silencieuse…toutes les attitudes de prière vont trouver leur place dans cette oraison. Chaque oraison est unique comme l’est toute rencontre d’amour.

 « Qu’il y ait quelques milliers, quelques centaines de milliers de petits foyers d’oraison dans notre monde et le visage de la planète changera. » Père Caffarel

Pour ceux qui portent les écoles d’oraison dans leur prière…

Chers amis 


L’année 2022 commence, et nous souhaitons que chaque jour vous apporte sa paix et sa joie spécifique, à vous et à chacun de vos proches.

Que l’année soit sainte et paisible dans la Miséricorde de notre Sauveur, et belle dans la douce lumière de Sainte Marie !

Voici quelques nouvelles des écoles d’oraison END pour nourrir la communion de notre prière d’intercession

  • Entre octobre et décembre, des retraites de formation ont eu lieu en France à Massabielle (Saint-Prix 95), à Ars, à Roquefort les Pins (06), et également au Togo et au Cameroun
  • Les parcours découverte sur 5 semaines ont eu lieu à Saint Prix et Toulouse durant l’Avent
  • En février et mars des retraites auront lieu au Canada (12-13 février), Roquefort les Pins (25-27 mars) et Massabielle Saint-Prix (30-31 mars)
  • Les parcours d’accompagnement sur un an sont en route depuis septembre sur ThononVersaillesLe ChesnayLa RéunionParay le MonialToulonLyon
  • Les parcours découverte de carême sont en cours de préparation pour Versailles Saint LouisNice, et l’Angleterre.
  • Des équipes sont en cours d’organisation pour des parcours découverte 2022 à LyonCastresLa BauleLavalBordeauxMontpellierRennesCognacNiortAnnecyStrasbourg, dans les Landes, et aussi au Cameroun et au Togo.

Comme vous le voyez beaucoup de parcours découverte sont en attente de leur organisation finale.

En novembre dernier nous avons consacré avec le Père Louis de Raynal les écoles d’oraison END à Marie, dans le sanctuaire de Lourdes. Ainsi c’est avec vous que nous demandons par Ste Marie et St Joseph l’effusion de l’Esprit-Saint sur ces écoles d’oraison, et particulièrement les écoles en cours d’organisation. 

Que vienne le règne du Sacré-Cœur de Jésus