L’oraison, plus qu’un point concret d’effort, un chemin de vie

Beaucoup d’équipiers ressentent aujourd’hui la soif d’une relation personnelle, profonde, intense, vivante avec le Seigneur, et aspirent à vivre l’oraison. L’article précédent sur les écoles d’oraison END montre que cette soif de Dieu touche tous nos secteurs de France et d’ailleurs, mais comment y répondre ?

C’est pour tous, nous disent les saints :

  • « Plus de gens qu’on ne le croit seraient capables de faire oraison mais personne ne leur a appris. Or, sans cette intériorité, les baptisés s’essoufflent, leur action devient cymbale sonore, et même leur pratique religieuse, quand elle existe, se dessèche » saint JeanPaul II
  • « Veuillez considérer que le Seigneur appelle tout le monde à l’oraison. Si son banquet n’était pas pour tous, Il ne nous appellerait pas tous. Mais, je le répète, Il ne met pas de restriction. Oui, Il nous appelle tous. » Sainte Thérèse d’Avila.

C’est à la portée de tous nous dit le Père Caffarel :

  • « L’oraison comme toute relation d’amour de personne à personne, est une réalité à la fois simple et complexe, à la portée de tous ».

Et Dieu nous y appelle :

  • Depuis notre baptême, Dieu habite nos cœurs ; nous sommes « enfants de Dieu » et « quel est l’enfant qui n’aurait pas une relation avec son père très aimé ? » Père Marie Eugène de l’Enfant Jésus

Quel chemin emprunter pour « y arriver » ?

  • « La prière, c’est un don gratuit mais en même temps, une science, un art qui s’apprend »Père Caffarel.
  • Le Père Caffarel a développé durant toute sa vie, et spécialement ses dernières années, un chemin, une pédagogie particulièrement simple pour découvrir l’oraison avec quelques balises sur la route, les « règles du jeu ». Sur ce chemin, comme en pèlerinage, la grâce de Dieu reste première.

Voici quelques fenêtres sur ce chemin que vous pourriez vivre en participant à une école d’oraison ou une retraite « Vivre l’oraison » :

  • L’oraison, c’est un échange profond avec le Seigneur lui-même, c’est ce moment privilégié d’intimité avec Dieu. Il est là, présent, vivant à l’intime de mon cœur et je viens me laisser aimer par Lui et l’aimer en retour.
  • L’oraison, c’est un don de Dieu, mais l’amour ne s’impose pas. Le Seigneur ne fait rien sans mon consentement. Alors, à l’heure de l’oraison, je m’ouvre à son action, en m’offrant à Lui comme un drap déployé au soleil de son amour. J’ouvre les volets de mon cœur par la foi et c’est le torrent de son  amour qui pénètre en mon cœur. Il me guérit, me transforme et me donne sa Vie en plénitude. Même si je ne ressens rien, j’ai confiance et je crois en Sa présence aimante et agissante au plus profond de moi.
  • L’oraison, c’est une rencontre avec le Christ ; le Christ n’a de cesse de m’attirer à Lui. A l’heure de l’oraison, je vais empoigner mon évangile  pour « écouter » le Christ qui veut me parler « comme un ami parle à son ami ». J’écoute, non plus pour apprendre quelque chose sur Jésus mais pour Le rencontrer, Lui. Le Christ mystérieusement m’initie à ses pensées, ses sentiments, ses volontés. Il me révèle un Dieu qui m’aime infiniment aujourd’hui tel que je suis.
  • L’oraison, c’est un rendez-vous et une réponse d’amour ; vient alors peut-être ma réponse. Cri, louange, demande de pardon, adoration, intercession, dialogue affectueux, simple présence silencieuse…toutes les attitudes de prière vont trouver leur place dans cette oraison. Chaque oraison est unique comme l’est toute rencontre d’amour.

 « Qu’il y ait quelques milliers, quelques centaines de milliers de petits foyers d’oraison dans notre monde et le visage de la planète changera. » Père Caffarel

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